De pierre et d’os-Berengère Cournut

Présentation: Une nuit, la banquise se fracture et sépare une jeune femme de sa famille. Uqsuralik se retrouve livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Pour survivre, elle doit aller de l’avant  à la  rencontre d’autres êtres vivants. Commence alors, dans des conditions extrêmes, une errance au sein de l’espace arctique, peuplé d’hommes, d’animaux et de créatures.   « Depuis trois ou quatre jours que je marche sur la banquise, mon corps n’est plus que douleurs et faim. j’ai trouvé l’énergie de venir jusqu’à cette île en m’efforçant de ne penser à rien, mais maintenant que j’y suis, je perçois à quel point je suis seule. Ma survie ne tient plus à grand-choses. je suis trop jeune pour avoir rencontré  un esprit capable de me sauver.Couchée contre moi, Ikasuk est ma seul protection contre la mort- et ce n’est qu’un chien. »   Quel beau voyage dans l’Arctique. Un grand bol d’air et un dépaysement total.  Au milieu de la banquise, des iceberg ou de la toundra .C’est la vie au cœur du peuple inuit, leurs coutumes et toutes leurs croyances. Une superbe lecture.   « Ici une sorte d’aube bleue-diffuse, homogène. les sons se propagent lentement, la lumière voyage moins vite, prisonnière de l’eau et de la glace. les parois translucides à l’air libre se transforment en plates-formes opaques sous nos kayaks, d’un bleu clair, intense, que je n’ai jamais observé. »« Je ne peux quand même pas accoucher au milieu des algues et des truites- alors je rampe. Je rampe sur la plage de graviers. De l’herbe pousse ici et là, je la prends entre mes doigts.  Les muscles de mon ventre soulèvent régulièrement mes reins, le tonnerre roule de plus en plus près. La tête pendue entre les bras, je vois l’horizon se déchirer sous l’eau grise du lac. Entre mes cuisses, les montagnes disparaissent au loin, dans un voile bleuâtre. La pluie se mer à tomber. D’abord à grosses gouttes éparses, puis de façon plus compacte. Mon corps ruisselle ; derrière moi, l’eau est agitée par le vent. Je crains d’être avalée par les langues du lac. »

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